Non, l’ADSL ne va pas disparaître

Il semble que des opérateurs fibre deviennent de plus en plus agressifs dans leurs opérations de prospection commerciale au point de mentir effrontément en disant que l’ADSL va disparaître en France. 

C’est juste faux. 

Ce qui est vrai, c’est que le réseau téléphonique commuté va disparaître ; on ne peut déjà plus prendre d’« abonnement téléphonique » chez Orange, et le planning d’Orange est qu’il arrête de fonctionner progressivement en France. Les annonces sont faites par plaques, 5 ans à l’avance. Pour certaines communes en « zone de test », cela aura lieu dès le 15 octobre 2021. 

Mais les lignes de cuivre, elles, vont continuer à exister. La ligne cuivre ADSL/VDSL pour laquelle vous avez un abonnement ne va donc pas disparaître. 

Seulement, si vous avez un abonnement chez FDN sans dégroupage total, il faudra à un moment passer en dégroupage total (du point de vue purement ADSL/VDSL ça ne change strictement rien).

Vous pouvez vérifier dans votre espace adhérent·e si votre abonnement ADSL/VDSL est déjà en dégroupage total ou pas. Mais il n’y a pas besoin de demander dès maintenant une migration. La demander explicitement obligerait à faire une reconstruction et donc en payer les frais (de l’ordre de 80€ ). Alors que si d’ici quelques années vous déménagez, la migration se fera en même temps. Et il n’est pas dit que le moment venu, Orange n’aura pas l’obligation de s’occuper elle-même d’effectuer la migration sans vous demander de payer pour cela. 

Pour résumer, Orange essaie certes de s’enlever la maintenance du cuivre, et il y a effectivement une expérimentation en cours de suppression du cuivre (et donc de l’ADSL) dans quelques communes de France, mais à part dans ces communes, Orange n’a pas le droit de couper le cuivre quand il y a encore un abonnement dessus. Et FDN peut toujours commander des lignes ADSL.

À moins d’être au sein de ces communes, il n’y a donc absolument pas d’urgence de votre côté, et si vous n’arrivez pas à vous dépêtrer d’un·e commercial·e agressif·ve, montrez-lui cette page sur le site de l’ARCEP !