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FDN était au Camp CHATONS à la mi-août 😺 pour la rencontre annuelle de la FFDN

Publié le 27 août 2026

Cette année, le Camp CHATONS s’est tenu dans une auberge de jeunesse près de Troyes du 13 au 17 août, on pouvait camper ou dormir en dortoir et une personne spécialement engagée pour ça nous a mitonné des bons plats vegan tout au long du séjour.

Un groupe de personnes a assuré l’organisation en amont (trouver le lieu, définir les coûts, gérer les inscriptions etc.), une personne a été invitée spécifiquement pour aider l’orga des ateliers sur place, les gens mettaient leurs propositions d’ateliers sur des post-it et on essayait de les répartir au mieux, avec finalisation lors des assemblées générales en début de chaque après-midi et possibilité d’«ateliers pirates» pour celleux qui se décidaient en dehors des clous (parce que forcément, c’est plus fun). Globalement, les décisions étaient prises en assemblée générale avec réunions du groupe d’orga en amont pour aider à fluidifier le tout et préparer les différentes annonces. Ce groupe d’orga change chaque année et est composé de volontaires. Et pas mal de choses ont été organisées directement par les participant·es en mode auto-orga, une fois sur place !

Différents groupes se sont croisés à cette occasion : en plus des membres des CHATONS il y avait également des membres du collectif interhack, de Yunohost et de la Fédération FDN, ce qui a permis pas mal d’échanges. On a entre autres discuté du projet SM2TP, ce qui a permis de le relancer avec de nouvelles énergies. Et de la base de données des FAI participatifs dont le code pourrait servir à cartographier également les CHATONS. Mais surtout, on s’est retrouvé·es physiquement, on a partagé des moments informels autour d’une bière ou d’une infusion citron-gingembre, sur l’herbe sous les bananiers ou sous les tilleuls et ça, ce sont des moments précieux qui redonnent beaucoup d’énergie bénévole !

Pour un reportage photo, voir celui de nos copaines d’Infini.

Côté FFDN, on a profité de l’occasion pour organiser notre rencontre annuelle : une réunion formelle le samedi après-midi où on a tiré au sort les déclaré·es puni·es à la préfecture et profité pour prendre des nouvelles les un·es des autres. Et tout le week-end, des ateliers adminsys et communication, avec entre autres la mise à jour de la carte de la Fédération FDN, une reprise et amélioration de la Cartographie des FAI participatifs et des discussions autour du projet SM2TP avec nos copaines des CHATONS.

Le tout dans la joie et la bonne humeur, vivement la prochaine rencontre <3

FDN sera présente à la Grande Braderie de Lille dimanche 6 septembre !

Publié le 27 août 2026

Pour la seconde année consécutive, FDN tiendra un bout de stand aux côtés des copaines de Chtinux sur la place du Vieux Marché aux Chevaux, devant le Café Citoyen.

C’est un endroit normalement pas trop bondé où on pourra s’amuser à jeter littéralement Windows par la fenêtre ou à dégommer des techbros fachos !

Au plaisir de vous y retrouver :-)

FDN souffle son quatrième chiffre pour sa 34ᵉ bougie !

Publié le 27 juin 2026

Le cap des 1 000 membres vient d’être franchi chez FDN !

Lorsque l’idée de la Fédération FDN a émergé vers 2009-2010, c’était parce qu’on trouvait à l’époque que 300, c’était déjà trop gros. L’idée en effet n’a jamais été de grossir démesurément mais au contraire de favoriser l’essaimage, la création de tout plein d’autres FAI associatifs partageant nos valeurs, de faire tache d’huile.

Depuis, une trentaine de FAI ont vu le jour, certains ont ensuite décidé d’arrêter l’aventure, d’autres ont continué à se développer. C’est ainsi que FDN a fini par dépasser sa 1 000ᵉ personne membre, tout en continuant à prioriser l’Internet à échelle humaine et une informatique émancipatrice aux côtés des autres membres de la Fédération.

À noter qu’outre les services Internet classiques (ADSL/VDSL, FTTH, VPN, wi-fi), nombreux sont les services proposés qui permettent de fournir des alternatives aux GAFAM.

FDN propose par exemple du mail depuis ses débuts (1992 !) ou presque, et participe à la campagne déMAILnagement ; à la dernière AG, nous avons poussé le bouchon encore un peu plus loin en décidant de ne plus restreindre les boîtes mail — offertes — à une par personne membre. Nous offrons également à nos membres des sous-domaines de fdn.fr et à nos abonné·e·s tout un tas de services favorisant l’auto-hébergement ou l’hébergement mutualisé.

Les différents tarifs proposés par FDN pour ses services, ceux qui engendrent des coûts pour l’association, sont adaptés en fonction des situations des adhérent·es, afin de garantir un accès le plus large possible à un Internet neutre et respectueux des libertés individuelles (Le vrai Internet, quoi !).

Entre autres prises de positions politiques, FDN est signataire du manifeste Hiatus dénonçant le déploiement généralisé de l’« intelligence artificielle » (« IA »), l’inféodation des politiques publiques à l’industrie de la tech, ainsi que les coûts humains et environnementaux des techniques associées à l’« IA ».

Nous nous reconnaissons dans le manifeste de la Fédération FDN que certain·e·s de nos membres ont contribué à écrire et dont le TL;DR est

  • Nous promouvons un Internet neutre, acentré, résilient, inclusif, accessible et non discriminatoire, dont les structures sont à échelle humaine.
  • Nous rejetons l’utilisation du numérique à des fins de surveillance ou de répression des libertés publiques.
  • Nous promouvons l’interopérabilité des équipements et services numériques.
  • Nous promouvons les communs numériques, les logiciels libres et les standards ouverts.
  • Nous promouvons le partage et la diffusion des connaissances, pour une émancipation des personnes.
  • Nous promouvons une utilisation sobre du numérique ainsi que des équipements durables et réparables.

Alors si vous aussi, vous partagez ces valeurs, n’hésitez pas à nous rejoindre ou à rejoindre l’un des autres FAI de notre belle Fédération, de préférence celui de votre région, s’il en existe un et que les services proposés vous correspondent !

À noter que FDN est une association loi 1901 : nous ne cherchons pas à gagner de l’argent mais à rendre des services au prix le plus juste possible, c’est-à-dire celui qui nous permet de continuer à exister en renouvelant nos machines et payant nos fournisseurs de collecte, et qui correspond aux possibilités de contributions financières de chacun·e. D’autre part, les personnes qui font tourner l’asso sont toustes bénévoles : merci de vous adresser à elles avec respect et n’hésitez pas à participer vous aussi, c’est un excellent moyen d’apprendre de nouvelles choses et de monter en compétences !

Conférence et stand FDN/FFDN aux JDLL 2026

Publié le 26 juin 2026

FDN était une nouvelle fois présente aux Journées du Logiciel Libre cette année, avec un stand sur tout le week-end et une conférence pour présenter l’asso en rappelant son histoire et les enjeux liés à Internet.

La vidéo est visionnable sur l’instance PeerTube des JDLL ainsi que sur celle de FDN et pour celleux qui préfèrent lire ou souhaitent retrouver rapidement une info, le verbatim avec les slides se trouve par ici.

<3 sur les bénévoles des JDLL sans qui cette superbe édition n’aurait pas pu avoir lieu !

Hadopi c'est fini !

Publié le 8 mai 2026

Le 30 avril 2026 dernier, le Conseil d’État a donné raison à La Quadrature du Net (LQDN), French Data Network (FDN), Franciliens.net et la Fédération FDN (FFDN) en jugeant illégal le traitement des données personnelles dans le cadre du mécanisme de riposte graduée mis en place à partir de 2009 pour traquer et sanctionner les internautes accusé·es de piratage sur Internet et annule donc avec effet immédiat plusieurs dispositions du décret du 5 mars 2010 qui encadre le « Système de gestion des mesures pour la protection des œuvres sur Internet », le fichier central de la riposte graduée créé à l’époque d’Hadopi et exploité aujourd’hui par l’Arcom.

Deux points sont jugés incompatibles avec le droit de l’Union européenne : l’absence de cloisonnement suffisant des données conservées par les fournisseurs d’accès et l’absence de contrôle indépendant avant certains recoupements répétés entre identité civile, adresses IP et œuvres piratées.

Hadopi, c’est donc fini !

Ou presque… Car si l’Arcom ne peut plus vous envoyer devant la justice, elle conserve ses prérogatives pour les faits de contrefaçon plus graves. Restons vigilant·es.

Petit récapitulatif d’un long combat

Le 30 mars 2009, le projet de loi Création et Internet, contre lequel FDN s’oppose publiquement, revient devant les députés. Le même jour, l’association reçoit de SFR, filiale de Vivendi, une lettre résiliant son contrat de collecte de trafic Internet avec seulement deux mois de préavis pour trouver une solution. Cela aurait pu être la fin de l’histoire pour le plus ancien FAI de France encore en activité, mais FDN réussit in extremis à trouver un autre fournisseur de collecte, Nerim. Pour un résumé de cette affaire par Benjamin Bayart, président de FDN à l’époque, on pourra écouter SFR fout FDN à la porte.

« On va se venger au tribunal » avait-il alors annoncé.

De fait, le 6 mai 2010, FDN dépose un premier recours contre le décret 2010-236 au greffe du Conseil d’État aux côtés de la Quadrature du Net. Ce décret, prévu par la loi Hadopi, a en effet été pris sans avis de l’Arcep, alors qu’il porte sur les activités des opérateurs, et que l’article L. 36-5 du Codes des Postes et Communications Électroniques indique qu’en pareil cas l’avis de l’Arcep est obligatoire.

Puis, le 11 août 2010, un second recours, en référé, demandant la suspension du décret 2010-872 (celui qui crée la procédure pour la Commission de Protection des Droits de la Hadopi). Les raisons (explicitées plus longuement par ici) étaient d’une part que ce décret s’appuyait sur le 2010-236 (qui définit le fichier des infractions de la Hadopi) attaqué en mai : il était donc a priori tout aussi illégal ; et d’autre part qu’il y avait urgence, la Hadopi ayant annoncé qu’elle allait mettre son dispositif en action : FDN ne pouvait donc pas attendre la décision de fond sur le premier recours, qui mettrait probablement un an à être rendue.

Pour l’ensemble des billets consacrés à la Hadopi, voir cette rubrique sur l’ancien blog de FDN. On y trouvera en particulier une description de Comment se passe une audience de référé au Conseil d’État.

Hélas, le 19 octobre 2011, le Conseil d’État, statuant que la consultation n’était pas obligatoire, donne tort à FDN et rejette l’intégralité de ses recours.

FDN continue dès lors ses combats en contentieux : Loi de Programmation Militaire, Loi Renseignement, blocage de sites web

En 2015 se constitue le groupe des Exégètes Amateurs, rassemblant des juristes et techniciens issus de FDN, de la Quadrature du Net et de la Fédération FDN. Lors des discussions à l’Assemblée Nationale sur le projet de loi relatif au renseignement, les opposant·es avaient en effet été qualifié·es d’« exégètes amateurs » par Jean-Jacques Urvoas, le député rapporteur. Pendant 3 ans, c’est l’effervescence et la multiplication des recours avant que suite à des dissensions, le groupe soit réintégré au sein de LQDN en 2018.

Pour ce qui concerne la Hadopi, une occasion en or se présente en 2019 pour remettre le couvert aux côtés de La Quadrature du Net. Il s’agit d’attaquer le fait que la Hadopi repose sur un système d’identification des internautes contraire à la fois à la jurisprudence du Conseil constitutionnel et à celle de la Cour de Justice de l’Union Européenne (CJUE). Une demande par courrier est envoyée au gouvernement d’abroger le décret qui définit la procédure d’identification menée par la Hadopi ; le gouvernement n’ayant pas abrogé le décret au cours des deux mois suivants et ayant gardé le silence, ce silence valant refus, les associations requérantes attaquent ce refus le 11 août devant le Conseil d’État et dans le cadre de cette attaque, demandent au Conseil d’État de poser une question au Conseil Constitutionnel sur la constitutionnalité de la Hadopi. La QPC (question prioritaire de constitutionnalité) est transmise au Conseil Constitutionnel et le 20 mai 2020, le Conseil Constitutionnel donne raison aux associations requérantes.

Mais ce n’est pas encore fini car l’interprétation de LQDN est qu’en l’état la Hadopi ne peut plus faire légalement son travail. En conséquence de quoi, on dépose un nouveau recours. Après un premier report d’audience, le Conseil d’État transmet à la CJUE une « question préjudicielle » (une question relative à l’interprétation du droit de l’UE) sur l’accès par la Hadopi à l’identité civile à partir de l’adresse IP d’une personne. L’audience devant la CJUE a lieu le 5 juillet 2022, pour un résultat décevant puisque la CJUE accepte d’affaiblir sa position. Elle accepte en effet qu’un accès à des données de connexion puisse, dans certains cas, ne pas être précédé d’un contrôle indépendant. Mais elle assortit cette possibilité de nombreuses conditions, tant sur les conditions de conservation de ces données que des conditions de contrôle indépendant préalable. Les associations requérantes produisent alors un nouveau recours auprès du Conseil d’État, qui conduit à la victoire a priori finale (on croise les doigts !) contre la Hadopi en avril 2026 🎉

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