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Etre disgracieux, il appartient à la forêt, à tout ce qui n'est pas du domaine de l'homme. Et quand il aide une jeune femme à filer en trois nuits, les trois pièces emplies de chanvre (exploit qui certes lui assure la main du prince, mais surtout la sauve de la mort) ce n'est pas gratuitement. Et le prix à payer par celle qui n'aurait su filer, est de se souvenir, au bout d'une année, du nom de cet étrange personnage. De se souvenir, ou de deviner. Bien sûr, le lutin parti, elle se livre à l'ivresse de ses noces, mais les saisons, lui rappellent toujours, tôt ou tard qu'elle n'en a pas terminé avec le conte. Et le lutin surgi auprès d'elle, et lui demande son nom, quand ce n'est pas son âge. Après de nombreuses hésitations, grâce bien souvent à un forestier ou un garde qui lui a rapporté l'étrange scène qu'il a surprit dans la forêt, où un lutin se réjouissait et hurlait son nom à tous les vents, la jeune femme réussit l'épreuve, et le diablotin, en proie à la rage la plus extrême, hurle et court tel une tornade en direction de la forêt. On dit qu'il court encore et brise les arbres les plus vieux et les plus forts sur son passage. Conte-type n° 500 dans le Conte populaire français, de Paul Delarue et marie-Louise Tenèze, Editions Larose et Maisonneuve, Paris, T. II, pp. 205 et s. |
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