Lycée Le Rebours


Stéphanie Schiera

La tentative d'enlèvement.



Ce jour là nous étions en 1987, nous étions à Paris, dans un bâtiment au 6ème étage. C'était l'été. Mes grands-parents que j'appelais Papy et Mamie me prenaient durant toutes mes vacances. Seulement là mes parents avaient prévu de faire un voyage. Nous partions lendemain à vingt et une heures.
Depuis longtemps je voulais avoir un petit frère et bien j'étais ravi car ma mère attendait un enfant. Aujourd'hui c'était le grand jour nous partions en Tunisie, à Nabeule exactement. Nous étions dans l'aéroport quand tout-à-coup un bruit retenti. Je croyais que c'était une alarme, mais se n'était qu'une dame qui annonçait les départs des vols dans un micro. Nous devions décoller à vingt-deux heures trente mais comme tout le monde sait que les charters sont toujours en retard, notre avion était retardé de trois heures. Quand ces trois heures furent passées et que nos billets furent enregistrés, nous décollâmes enfin. Après les deux heures trente d'avion, nous étions enfin sur le sol tunisien. Nous prîmes le car pour nous diriger vers l'hôtel. Nous arrivâmes à l'hôtel il était déjà cinq heures trente du matin. Quand nous arrivâmes dans notre chambre, je n'avais pas de lit. Alors ce fut la panique car on était très fatigués par le voyage. Alors nous partîmes demander un matelas pour moi, tout ce trajet avec les deux valises et un vanity. Vers les six heures trente, nous étions enfin dans notre chambre. Seulement il y avait encore un problème, c'était qu'il faisait une chaleur à en mourir. Il faisait dehors environ trente deux degrés, il n'y avait pas de climatisation dans la chambre. Mes parents n'avaient pas fait attention quand ils avaient regardé les brochures de voyage. Mais nous nous sommes dit qu'il y avait une panne et qu'elle reviendrait.
Vers midi après avoir peu dormi, nous sortîmes de notre chambre, il faisait environ cinquante degrés. C'était intenable. Nous allâmes manger au restaurant de l'hôtel. Puis vers quatorze heures, mes parents et moi même allâmes faire une petite sieste pour nous remettre de notre voyage. Vers seize heures, nous allâmes à la plage nous faire bronzer un peu, tous les trois enfin tout les quartre vu qu'il y avait un enfant en fabrication. Ce qui était bien en Tunisie, c'était que l'eau était chaude; quand on rentrait dans l'eau, on se croyait dans sa baignoire. Le soir, nous retournâmes dans notre chambre prendre une douche et pour nous faire tout beau pour la soirée. Après avoir dîné toujours au restaurant de l'hôtel, il y avait toujours un bingo à vingt et une heures. Celui qui remplissait sa fiche en entier gagnait une bouteille de champagne, c'était bien pour moi car je ne pouvais pas en boire. A vingt-deux heures, le spectacle commençait, c'était des petits sketchs par les animateurs du club. Ils étaient très sympathiques. Après ce spectacle qui ne fut pas très passionnant, il y avait la discothèque mais à cette âge là je ne pouvais pas y aller, alors nous restions un peu sur la terrasse du club à boire quelque chose et à écouter la musique. Sur cette terrasse il y avait ce que l'on appelle un piano bar, il y avait toujours pleins de chansons douces. Vers minuit, nous allâmes nous coucher alors que certains étaient dans la piscine. Moi je n'étais pas du tout fatiguée, je n'avais pas du tout envie d'aller me coucher. Cette nuit là était vraiment horrible, il faisait trop chaud dans la chambre, si nous ouvrions les fenêtres nous étoufferions encore plus. C'était le sirocco. Ma mère se levait toutes les deux heures prendre une douche. Et moi je m'endormis avec du mal mais j'y étais arrivé.
Le lendemain matin, nous allâmes faire des longueurs dans la piscine, c'était vraiment bien. Je rencontrai une fille qui avait trois ans de plus que moi, elle s'appelait Carole, mes parents firent la connaissance de ses parents. Elle était grande, elle sautait du plongeoir, mais moi j'avais trop peur. Après la baignade dans cette piscine géante, Nous allâmes manger. Aujourd'hui nous mangions du couscous tunisien, il était délicieux. Ce que j'adorais dans le couscous, c'était les poichiches. Comme tous les débuts d'après-midi, nous allâmes faire une sieste qui m'embêtait plus qu'autre chose. Après cette sieste d'une heure, nous partîmes en visite avec des tenues d'ici (les djellabas...). Alors mon père se déguisa, j'eus du mal à le reconnaître car il a une peau de Sicilien vu qu'il est de là-bas. Quand cette petite balade fut achevée, nous rentrâmes dans notre chambre nous préparer pour la soirée. Cette soirée fut mieux que les précédente.
Le lendemain matin nous allâmes aux souks de Nabeule, c'était beau. Mes parents m'avaient acheté un petit sac à main en peau de je ne sais quel animal. Il était déjà midi, il était temps de rentrer à l'hôtel manger. Dès que le repas fut fini, nous allâmes à la plage. J'étais avec ma mère et mon père sous le parasol quand soudain un homme surgit et dit à mon père : " Tu me donnes ta fille et moi je te donne quatre mille chameaux "; mon père en rigolant dit : " Je veux bien mais où je les mets, moi, les quatre mille chameaux, dans mon appartement? ". L'homme partit en rigolant. La soirée passa comme toutes les autres. Les vacances passaient très vite, cela faisait déjà plus d'une semaine et demie. Nous étions déjà l'avant dernier jour avant le départ. Tous les jours notre journée était : matin piscine, déjeuner, après-midi plage et soir couché à minuit. Ce jour, nous partîmes toute la journée visiter des musées. Le matin c'était bien, mais l'après-midi ce fut un cauchemar pour moi. J'étais assise dans un musée, sur un banc, avec ma mère qui n'en pouvait plus de marcher car, avec son gros ventre, elle était fatiguée. Tout-à-coup j'éternuais, alors je demandai un mouchoir à ma mère quand soudain un homme vint vers moi. Et il me dit : Salut ma petite, tu es très belle tu sais, ça te dirait de venir jouer avec une petite fille que je connais. Elle a à peu près le même âge que toi, elle a plein de poupées vous pourriez vous amuser ensemble. Moi ne sachant quoi répondre, il me prit la main et me tirait pour que j'aille avec lui. Ma mère me dit : " Tu restes là ", elle me prit l'autre main et elle me ramenait vers elle. Ils me tiraient tout les deux, alors je me suis mise à pleurer. Pendant ce temps là, mon père était en train de prendre des photos des sculptures qu'il y avait dans le musée. Ma mère me prit dans ses bras avec du mal et nous partîmes rejoindre mon père qui me prit à son tour dans ses bras. Après que ma mère ait expliqué l'histoire à mon père, il était prêt à se battre avec l'homme. Mon père était énervé nous sortîmes du musée, je pleurais encore car cela m'avait fait peur. Nous rentrâmes à l'hôtel. La soirée fut courte, car nous devions préparer les valises pour le départ qui était prévu le lendemain à midi.
Aujourd'hui c'était le jour du départ, dix heures nous étions déjà à l'aéroport. L'arrivée chez nous était prévue à quinze heures trente. J'étais plutôt contente de rentrer. Il ne restait plus que trois mois pour que mon petit frère ou ma petite soeur naisse. C'était la chose qui me faisait oublier ce qui s'était passé là-bas.
Maintenant j'ai grandi, mais depuis ce qui c'était passés là-bas je ne voulais plus entendre parler de la Tunisie. Mais dix ans après c'est-à-dire au mois d'Août 1997 nous sommes retournés en Tunisie à Djerba et c'était vraiment bien. Je me suis bien amusée, je rentrais le soir à deux heures du matin après la discothèque. Nous avons fait du chameau, du parachute ascensionnel, du cheval, et plein de sport. Mais nous ne sommes pas sortis de l'hôtel.
La Tunisie est un pays que j'aime beaucoup et j'y retournerais volontiers. Mais le pays où je passerai ma vie sera la Sicile car ce pays est toute ma vie.
STEFANIE