Lycée Le Rebours



Rabelais humaniste

Arnaud Leroux, Alexandra Pautzké;


Introduction

Rabelais est un écrivain français, c'est le parfait modèle des humanistes de la Renaissance, qui luttent avec enthousiasme pour renouveler,à la lumière de la pensée antique,l'idéal philosophique et moral de leur temps. Rabelais est connu mondialement pour ses ouvrages.

Alors nous pouvons nous poser la question "que nous a t-il apporté ? ".

C'est à cette question que nous nous efforcerons de répondre en regardant l'homme sous divers angles et en analysant ses différents apports qu'il nous a laissées à nous contemporains.


Qui est Rabelais ?


La vie de Rabelais

Francois Rabelais est né en 1494 à la métairie de La Devinière,non loin de Chinon. Son père, avocat à Chinon,était un assez gros propriétaire : l'oeuvre de Rabelais abonde en souvenirs du terroir familial et en allusions aux gens de justice. D'abord initié au rudiment dans l'abbaye,toute proche,de Seuilly puis novice au couvent de ia Baumette(aux portes d'Angers),il y aurait été instruit selon les méthodes scolastiques,qu'il aura en horreur.

De 27 à 33 ans (1521-1527),Rabelais,devenu moine poursuit son activité studieuse, d'abord comme cordelier, puis comme bénédictin.

A Fontenay-Le-Comte,capitale du Bas-Poitou,chez les franciscains du Puy-Saint-Martin, il se passione pour le grec .il échange des lettres (en latin et en grec) avec Guilaume Budé, et traduit en latin le second livre d'Hérodote.Il fréquente un groupe de juristes passionnés d'humanisme,qui se réunissent autour d'André Tiraqueau,auteur d'un livre en latin sur les" Lois du Mariage " :Rabelais S'y familiarise avec le droit, il assiste à des débats sur les droits des femmes et sur le mariage,qui trouveront leur écho dans le "Tiers Livre ".Mais,à la fin de 1523,notre helléniste se voit retirer ses livres de grec par ordre de la Sorbonne qui lutte contre l'étude de l'Ecriture Sainte dans les textes originaux.Protégé par son évèque Geoffroy d'Estissac,il passe chez les bénédictins,à Maillezais, non loin de Fontenay-le-Comte.

A Maillezais, Rabelais,familier de l'évèque,l'accompagne dans ses déplacements à travers le Poitou,se mélant au peuple, aux paysans dont il observe les moeurs et le dialecte : au terme d'une jeunesse studieuse,notre moine ouvre joyeusement ses sens à la vie. Il séjourne à l'abbaye de Ligugé, en compagnie du pète Jean Bouchet qui l'initie aux acrobaties verbales des rhétoriqueurs.Enfin il complète, à la Faculté de Poitiers,sa connaissance du droit, des gens de justice,des termes de jurisprudence,qui lui inspireront tant d'allusions satiriques.

Dans ces abbayes, Rabelais dut entendre bien des discussions sur les problèmes du Christianisme et de la Réforme. Il semble qu'à Fontenay-le -Comte le milieu humaniste ait été partisan d'épurer la religion catholique (Evangélisme),favorable au "gallicanisme" et à l'autorité royale,en face des ambitions temporelles des papes.

Pendant trois ans (1528-1530) il est difficile de suivre les déplacements de Rabelais.tour à tour étudiant à Bordeaux, Toulouse,Orléans et Paris' il dut se défroquer et prendre l'habit de prêtre séculier. Il put observer,dans le dés il,la vie,les moeurs et le langage des étudiants, surtout à Paris et à Montpeliier où il s'inscrivit en septembre 1530.

A Montpellier. il étudie la médecine pour gagner sa vie et élargir sa culture humaniste,car on étudiait alors l'anatomie,la physiologie,la physique,dans les auteurs grecs (notamment Aristote),et l'histoire naturelle dans Pline. Bachelier au bout de six semaines,Rabelais , candidat à la licence, est chargé d'un cours et commente dans le texte grec les médecins Hippocrate et Galien : c'était une innovation importante,car on les étudiait jusque là dans une mauvaise traduction latine.

A Lyon,au début de 532, il se fait connaître en publiant avec des commentaires,un livre d'Hippocrate.Sa réputation lui permet (sans être docteur) d'être nommé médecin de l'Hôtel-Dieu oü il soigne 200 malades.Dès lors, de 1532 à 1551,il exerce la médecine avec succès dans diverses villes de France,fait plusieurs séjours en Italie,et se consacre à ses activités d'écrivain et d'humaniste.

A l'automne de 1532,il publie à Lyon,sous le pseudonyme de Maistre Alcofribas Nasier (anagramme de François Rabelais) la Pantagruel. L'ouvrage a du succès et Rabelais en profite pour lancer, au début de 1533,un almanach bouffon,la Pantagrueline Prognostication,à l'automne de 1534,il publie le Gargantua .Puis il interrompt sa pro duction littéraire jusqu'en 1545 où il obtient un privilège royal pour imprimer librement ses livres pendant dix ans et rédige le Tiers Livre,publié en 1546.

Sa réputation de médecin lui valut la protection de l'évèque de Paris,Jean du Bellay,qui l'emmena avec lui à Rome,une première fois en 1534(janvier-mai),une deuxième fois en 1535-1536,une dernière fois pour un séjour de deux ans en 1548-1550.Son habilité de médecin lui assura un séjour à Turin (1540-1543) auprès de Guillaume du Bellay,gouverneur du Piémont et frère du cardinal. Rabelais réalisait ainsi un de ses rêves d'humaniste;il a visité les ruines, enrichi sa connaissance de l'art antique,et etudié de près les moeurs de la cour pontificale dont il fera une vive satire.

Au cours de son second voyage à Rome il obtint son absolution pour avoir quitté le froc bénédictin,et reçut l'autorisation d'entrer à l'abbaye de Saint Maur.Cette abbaye fut sécularisée et Rabelais,se trouvant de ce fait libéré de ses voeux monastiques,put reprendre en 1536 son activité de médecin,en habit de prêtre séculier.

Il deviendra l'un des premiers médecins du royaume .En avril-mai 1536.il passe à Montpellier la licence et le doctorat ; en 1537 il exerce et enseigne la médecine à Lyon et à Montpellier, expliquant à nouveau à nouveau Hippocrate dans le texte grec, et pratiquant dans les deux Villes des dissections de cadavres, méthode nouvelle d'observation directe qui obtint un vif succès. Dans le reste de cette période de 1532- 1550,en dehors de ses séjours en Italie,Rabelais exerca la médecine en Poitou (1543- 1546),à Lyon (1546 et 1548),dans le Midi de la France, et à Metz (mars 1546) où i s'était réfugié,de crainte d'être poursuivi pour ses ouvrages,après le supplice du protestant Etienne Dolet.

En janvier 1551, Jean du Bellay fit attribuer à son protégé la cure de St-Martin de Meudon.Rabelais touchait le bénéfice de sa cure,mais ne séjourna guère à Meudon : il vivait plus volontiers à Saint -Maur auprès de son protecteur acheva la rédaction du Quart Livre publié en 1552 et aussitôt condamné par le Parlement. On perd alors la trace de l'écrivain,mort probablement à la fin de 1553 ou au début de 1554.Le Cinquième Livre,dont l'attribution à Rabelais demeure incertaine, parut partiellement en 1562,puis dans sa forme complète en 1564.

Son Oeuvre

1524: Rabelais adresse à son ami le poète Jean Bouchet une épitre,sa première oeuvre imprimée 1 532. Il édite les Epistolae medicinales de Manardi (3 juin) : les Hippocratis Galeni libri aliquot (S.Gryphe.15 juill.) ; le Testamentum Cuspidii (S.Gryph,4 sept.) et Il publie le Pantagruel,chez Claude Nourry,lors des foires de novembre.

1533: II publie la Pantagruéline Prognostication et un Almanach pour l'an 1533 1534: II édite la Topographia antiquae Romae de Marliani(août) On place traditionnellement à l'automne 1534 la publication du Gargantua 1535: II publie un Almanach pour l'an 1535.1535 est la date à laquelle il convient selon le critique M.A. Svreech de fixer la publication du Gargantua 1541 : II publie un Almanach pour l'an 1541. 1542: Parution à Lyon,de l'édition,dite définitive,du Garguantua et du Pantagruel. 1544: II publie la Grande et Vraye Pronostication nouvelle pour l'an 1544. 1546: Publication du Tiers Livre (Paris,Christian Wechel) 1548: Publication des onze premiers chapitres du Quart livre (Lyon Pierre de Tours) 1549: Publication de la Sciomachie (relation d'une fête donnée à Rome à l'occasion de la naissance du Dauphin ) 1552: Publication du Quart Livre complet (Paris,Fezandat) 1562: Publication de l'Isle sonnante. 1564: Publication du Cinquième livre.


Que nous a-t-il apporté ?


Rabelais, l'humaniste

Humanisme: c'est une doctrine définie aujourd'hui comme celle qui a pour objet le développement des qualités de l'homme(Larousse).Cette notion définit plus pariculièrement le mouvement qui unit au 16ème siècle les humanistes des pays européens.

Origine et définition : le mot "umanista" né en Italie au XIV ème siècle ->II veut dire "professeur de grammaire et de rhétorique ".Les humanistes ne sont pas forcément professeurs,mais évoquent un certain savoir pour les langues anciennes.Le mot humanisme est bati sur le mot "homme". Il s'agit de rendre grâce à l'effort de la raison vers un modèle que l'on juge de perfection dans tous domaines (morale,politique,art).

Pour l'être humain cela suppose de redécouvrir d'autres ensembles de littérature gréco- latine,donc réformer l'enseignement.Cela touche donc les intellectuels et l'élite qui allait au collège.

En Italie,au XIV ème siecle Pétrarque et d'autres humanistes cherchent à redécouvrir des manuscrits anciens latins et grecs.On constate que sous Louis XI,il y a un mélange des français et italiens qüi travaillent en Francè et c'est la Renaissance italienne qui arrive dans notre pays.

Rabelais est un humaniste. Ce fut un précurseur dans ce domaine. De plus grâce à sa culture et ses nombreux voyages (notamment en Italie) il a put développer et aggrandir cette doctrine.

Rabelais à dévelloper ses idées d'humaniste dans de nombreux domaines tels que la Paix et la Guerre". En effet, c'est dans les chapitres du Gargantua consacrés à la guerre "pichrocoline" que Rabelais a exprimé l'essentiel de ses idées sur cette grave question.Jamais peut-être il n'a plus heureusement réalisé la fusion des idées sérieuses, de l'observation réaliste des moeurs,de l'art de conter.

Les idées de Rabelais sont développés dans Guargantua,et pourraient être résumés ainsi :
Rabelais est contre la guerre de conquête Que le bon Prince doit être charitable Quelles sont les solutions pour éviter la guerre ? Et qve la seule querre qui soit valable est celle qui est défensive.
Rabelais explique aussi comment cette guerre doit être menée. Rabelais est donc un des membres fondateurs de l'humanisme,il a apporté beaucoup pour ce dernier.(nouveau concepts,nouvelles idées...).

Son apport à la littérature française

Rabelais a apporté beaucoup à la littérature française. En effet avec des ouvrages tels que Pantagruel et Gargantua Rabelais nous amène des choses nouvelles, qui lui sont propres et qui ont marqué notre littérature.

Voici donc les points que Rabelais nous a amenés.

La fantaisie : A ce réalisme pittoresque,sa riche imagination vient mêler tous les jeux de la fantaisie la plus débridée. C'est cette fusion du réalisme et de la fantaisie qui fait le charme de son récit : nulle part elle n'est mieux réussie que dans la Guerre Picrocholine Rabelais tire d'exellents effets du grossisement de la réalité à l'échelle gigantesque ou à l'échelle épique; par un nouveau caprice de cette fantaisie, le grossisement est tantôt scrupuleusement respecté,tantôt oublié avec désinvolture .La fantaisie Rabelaisienne s'amuse encore à nous présenter avec le plus grand sérieux, des invraisemblances ,des raisonnements paradoxaux,des argumentations ingénieuses mais sans fondement .Parfois au contraire ce sont des idées sérieuses qui s'expriment sous une forme bouffone ? L'imagination et la fantaisie de Rabelais sont d'une étrange séduction poétique.

Le comique : Rabelais est un des maitres du rire.On trouve chez lui tous les degrés du comique : les farces les plus lourdes,héritées du Moyen Age,la gauloiserie possée jusqu'à la grossièreté, les jeux de mots, calembours et traits d'esprit, la caricature grotesque,la comédie d'intrigue,la parodie,et jusqu'à la comédie de caractère la plus fine. Il y a toutes les formes,tous les tons; il y en a pour le gros public,pour les étudiants et pour les érudits les plus cultivés," Et son éclat de rire énorme est un des gouffres de l'esprit " (V.Hugo).

L'invention verbale : On demeure confondu devant la richesse prodigieuse de son vocabulaire : ii emprunte à tous les langages techniques : agriculture,médecine,navigation,guerre,religion,commerce,littérature;il puisse dans les langues mortes,les langues étrangères, les dialectes provinciaux; il forge des mots ,déforme les termes existants,crée des onomatopées.il se grise même de cette extraordinaire fécondité : au lieu d'un terme,c'est dix,vingt qui viennent sous sa plume, tous colorés et pittoresques; l'énumération et l'accumulation sont des procédés familiers .Son style est infiniment souple et plastique:familier et populaire dans les récits du terroir,aussi naturel que la vie elle même Sans les dialogues, il devient ample et cicéronien dans les morceaux les plus graves,il est plein de mouvement dans les passages épiques, il s'élève parfois jusqu'à la ferveur lyrique et à la verve.

Nous pouvons donc dire, en conclusion, que Rabelais a été un élement important qu'il a marqué et continue à marquer son temps,et que son style sert encore de référence de nos jours.

Sa vision de la pédagogie

Une réflexion pédagogique originale : L'érudition n'est pas une fin en soi,acquérir le savoir,c'est chercher à faire progresser l'humanisme,à l'amener de l'état d' enfance à celui de culture.

D'où de nombreux récits pédagogiques comme Erasme 1529, Rabelais 1532, Montaigne 1589 Ils veulent être plus pédagogiques avec, les élèves et respecter l'équilibre entre les disciplines intellectuelles,physiques,morales et sociales.Les humanistes essaient donc de changer les élèves du collège(secondaire et universitaire).ils sont très optimistes. Ils relisent les iittératures antiques en essayant de les appliquer au monde actuel.Bien qu'en lisant les textes paiens,ils ne s'opposent pas au catholicisme.A l'inverse des catholiques qui acceptent mal leur position en particulier la méthode de travail,Les théologiens ont une vision pessimiste de l'humanisme.Les humanistes sont pacifistes car ils ont un "esprit cosmopolite".Ils sont réformateurs et non révolutionnaires.

_Erasme : "L'éloge de la folie" en 1511

_More : "L'utopie" en 1534

_Rabelais : Garguanta en 1535

Rabelais à une vision nouvelle de la pédagogie. Il veut tout déjà une séparation du savoir assimilé à l'église.Il veut aussi que les anciennes méthodes soient révolues(le par -coeur...)Car Rabelais a une nouvelle vision des choses et attache beaucoup d'importance à des choses qui sont jusque là secondaires, ou sans rapport avec Ie savoir.

C'est ce que nous allons étudier avec cet extrait du Gargentua. Extrait :

Après, en tel train d'étude le mit qu'il ne perdait heure quelconque du jour : ainsi tout sontemps consommait en lettres et honnête savoir. S'éveillait donc Gargentua environ quatre heures du matin .Cependant qu'on le frottait, lui était lue quelque pagine de la divine Ecriture hautement et clairement,avec prononciation compétente à la matière, et à ce était commis un jeune page, natif de Basché; nommé Anagnostes.Selon le propos et argument de cette leçon, souventes fois s'adonnait à révérer,adorer, prier et supplier le bon Dieu duquel la lecture montrait la majesté et jugements merveilleux. Puis allait es lieux secrets faire excrétion des digestions naturelles .Là son précepteur répétait ce qu'avait été lu,lui exposant les points plus obscurs et difficiles .Considéraient l'état du ciel, si tel était comme l'avaient noté au soir précédent,et quelques signes entrait le soleil, aussi la lune, pour icelle journée.

Ce fait,était habillé peigné, testonné, accoutré et parfumé,durant lequel temps on lui répétait les leçons du jour d'avant. Lui-même les disait par coeur et y fondait quelques cas pratiques et concernant l'état humain, lequels ils étendaient aucunes fois jusque deux ou trois heures,mais ordinairement cessaient lorsqu'il était du tout habillé.Puis par trois bonnes heures lui était fait lecture.

Ce fait, issaient hors,toujours conférant des propos de la lecture, et se déportaient en Bracque ou ès prés.et jouaient à la balle. à la paume. à la pile trigone, galantement s'exercant les corps comme ils avaient les âmes auparavant exercé.Tout leur jeu n'était qu'en liberté, car ils laissaient la partie quand leur plaisait, et cessaient ordinairement lorsque suaient parmi les corps ou étaient autrement la. Adonc étaient très bien essuyés et frottés,changaient de chemise,et, doucement se promenant,allaient voir si le dîner était prêt. Là attendant, récitaient clairement et éloquentement quelques sentences retenues de la leçon.

Cependant Monsieur l'Appétit venait,et par bonne opportunité s'asseyaient à table.Au commencement du repas était lue quelque histoire plaisante des anciennes prouesses,jusques à ce qu'il eût pris son vin.Lors, si bon semblait.on continuait la lecture,ou commencaient à deviser joyeusement ensemble,parlant,pour les premiers mois,de la vertu propriété,efficace et nature de tout ce que leur était servi à table : du pain,du vin,de l'eau,du sel,des viandes, poissons,fruits,herbes,racines,et de l'apprêt d'icelles.Ce que faisant, apprit en peu de temps tous les passages à ce compétents en Pline,Athénée, Dioscorides,Julius Pollux, Galien, Porphyre, Oppian, Polybe, Hélodore, Aristoteles,Elien et autres. Iceux propos tenus,faisant souvent,pour plus être assurés,apporter les livres susdits à table. Et si bien et entiérement retint en sa mémoire les choses dites,que,pour lors,n'était que médecin qui en sût à la moitié tant comme il faisait. Après devisaient des leçons lues au matin et parachevant leur repas par quelque confection de cotoniat .s'écurait les dents avec un trou de lentisque, se lavait les mains et les yeux de belle eau fraiche et rendaient grâces à Dieu par quelques beaux cantiques faits à la louange de la munificence et bénignité divine.

Ce fait, on apportait des cartes,non pour jouer, mais pour y apprendre mille petites gentillesses et inventions nouvelles lesquelles toutes isolaient d'arithmétique En ce moyen entra en affection d'icelle science numérale,et,tous les jours après dîner et souper,y passait temps aussi plaisantement qu'il soulait ès dés ou ès cartes .A tant sut d'icelle et théorique et pratique si bien que Tunsial,Anglais qui en avait amplement écrit, confessa que vraiment, en comparaison de lui, il n'y entendait que le haut allemand.

Et non seulement d'icelle,mais des autres sciences mathématiques comme géométrie astronomie et musique ;car,attendant la concoction et digestion de son past,il faisaient mille joyeux instruments et figures géométriques,et de même pratiquaient les canons astronomiques. Après s"ébaudissaient à chanter musicalement à quatre et cinq parties, ou sur un thème à plaisir de gorge.Au regard des instruments de musique , il apprit du luth de l'épinette.de la harpe.de la flûte allemande et à neuf trous.de sacqubutte.

Garguantua,Chap.XXIII

Rabelais dans ce texte attache beaucoup d'importance au fait qu'il faut être levé tôt pour pouvoir profiter de la journée,il attache aussi de l'importance à la religion("divine Ecriture ."on continuait la lecture")à l'hygiène (."Puis allait ès lieux secrets faire excrétion des digestions naturelles ". "habillé.peigné.testonné.accoutré et parfumé". "s'écurait les dents ") Rabelais insiste aussi sur le sport ("jouaient à la balle, à la paume, à la pile trigone ")car pour lui sedévelloper le corps c'est aussi important que se dévellopper l'âme et sur ce point Rabelais innove. Il pense aux matières scientifiques ("d'arithmétique"). il pense aussi aux langues ("anglais"."allemand").sans oublier la musique ("mille joyeux instruments", "du luth de l'épinette, de la harpe, de la flûte allemande et à neuf trous.de la viole et de la sacqubutte.)

Rabelais a donc véritablement innové et révolutionné son temps. En matière de pédagogie il a apporté beaucoup, en innovant,dans de nombreux domaines et sa vision qu'il espérait de l'école et du savoir s'est concrétisé (font désormais partie de nos matières : les langues,le sport,la musique).


Conclusion


"A travers les formes infiniment variées de son génie,deux tendances fondamentales résument ses aspirations essentielles : la passion de l'humanisme et l' amour de la nature."

Nous pourrions résumer Rabelais ainsi cependant cette définition est incomplète car elle omet de dire à quel point il a joué un rôle important dans le domaine de la pédagogie et aussi dans le domaine de l'écriture dans lequel il a innové.

Rabelais est un grand homme qui aune grande influence sur notre époque et qui nous a amené certaines bases de la société actuelle.


Bibliographie


XVIème siècle A Amano Hatier. Itinéraires Littéraires

Rabelais: Rire est le propre de l'homme Gallimard

Jean -Yves Pouilloux Encyclopédie Universelle

Encyclopédie d'Histoire Bordas