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Evolution d'une commune de banlieue : à Issy-les-Moulineaux désinsdustrialisation, re-industrialisation

1) Présentation de la ville par son maire :

Commune du département des Hauts-de-Seine, Issy bénéficie d'un site peu commun : la vallée de la Seine, ses plaines, ses îles et ses coteaux... Elle est la 12ème ville du département par sa population (46.500 hab), la 4ème pour le nombre des mutations industrielles, la 6ème pour les surfaces touchées par ces mutations.

2) Histoire de l'industrie à Issy-les-Mx :

Au XIXeme, Issy s'industrialise : Le développement est rapide à la fin du siècle, particulièrement dans la plaine des bords de Seine pour les raisons suivantes : les terrains sont bon marché, bien desservis par des routes puis le chemin de fer, la proximité de la Seine est interessante, à la fois comme émissaire des effluents industriels et comme voie de transport économique. De nombreuses industries s'installent : usine d'armement Gévelot, peinture Lefranc, détersifs Javel Lacroix, blanchisserie de grenelle, Manufacture des Tabacs, imprimerie Chaix et une grande décharge, futur emplacement du TIRU (usine de traitement des ordures). Issy appartient à cette époque aux espaces dépotoirs de Paris.

Après la 1ere guerre mondiale : développement de l'industrie automobile. C'est la première grande mutation industrielle.. Autour de SEV Marchal (pièces auto) se sont implantées en 1912 des entreprises de l'aéronautique qui se reconvertissent dans l'automobile.

A partir des années 1950, de grandes mutations en défaveur de la commune s'amorcent. Les causes sont multiples : spéculation foncière due aux besoins en logement, développement du tertiaire et décentralisation, nécessité d'éloigner des pôles urbains les activités polluantes....La dégradation du tissu économique local risquait de conduire à une dégradation du tissu urbain et de la vie locale, l'appauvrissement de la commune et un déséquilibre social : risuqe d'augmentation du chômage lié aux départs d'entreprises... A Issy sur 7000 emplois perdus de 1968 à 1978, 80% sont des emplois industriels. Avant 1980 les terrains en mutation devenaient logements. Certains terrains restent inoccupés plusieurs mois, parfois plusieurs années au risque de devenir friches industrielles.

3) Conséquences des reconversions à la fin des années 1980 :

On assiste à une métamorphose du paysage urbain. Les gabarits s'élèvent au maximum des règles fixées par le POS (21 à 27 metres). Les batiments se colorent. Les sheds ternes au dessus de pignons de briques sales disparaissent au profit de façades modernes.. Les loyers de bureaux sont multipliés par 2,5... En 1985 on dénombrait 27000 emplois sur la ville avec un apport de 2000 emplois en 5 ans.... La population qui va travailler sur ces zones sera plus nombreuses (3500 personnes d'ici 1990) et composée de façon différente : cadres et employés du tertiaire, techniciens spécialisés plus nombreux que les ouvriers du secondaire... La taxe professionnelle.. triple en 10 ans et voit son taux baisser.. Le produit de cette taxe a permis des réalisations publiques au bénéfice de tous : équipement sportif, oeuvres culturelles...

4) Les réalisations :

Avenue de Verdun : restructuration d'une usine de munitions : la moitié du terrain reste pour l'usine, le reste est réaménagé en bureaux, logements et espace vert de 8000 m[[twosuperior]].

Rue Jean-Jacques Rousseau : Thomson réhabilite son usine vétuste pour y installer ses laboratoires.

Ile Saint-Germain : destruction de batiments de stockage militaire et création d'un parc public de 19 hectares et de 300 logements.

Rue du Gouv. Gal Eboué : rachat d'un terrain Citroen pour créer un complexe sportif. Utilisation d'un terrain servant de parking pour 230 logements, un conservatoire, un auditorium, voies piétonnes.

Rue Jules Ferry : disparition d'une usine polluante, utilisation du terrain pour des bueraux.

Boulevard Galliéni : nouvelles usines et bureaux de la société Aerazur. Réaménagement d'une usine Thomson.

Pont d'Issy : remplacement d'une usine de parfums par 8000 m[[twosuperior]] de bureaux. Création d'un autre immeuble de bureaux de 13000 m[[twosuperior]].

Quai Roosevelt : réhabilitation de deux batiments industriels en bureaux (société de publicité). Réhabilitation d'immeubles en bureaux Renault. Création du siège d'Alfa Roméo France.

Rue Guynemer : destruction de l'usine SEV Marchal ; remplacement par 50000 m[[twosuperior]] de bureaux.

Rue Ernest Renan : destruction de l'ancienne imprimerie Chaix et édification de 700 logements et 17000 m[[twosuperior]] de bureaux. Réhabilitation d'una ancienne manufacture des tabacs : logements, bureaux, commerces.

Textes extraits des Cahiers du CREPIF n.20 - sept. 1987


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