Le réseau des nocturnes
Cette année, pour le réseau des nocturnes, les organisateurs n’avaient pas eu le temps de préparer un réseau comme celui de l’an dernier (voir ici).
Lors de notre arrivée à Mont de Marsan, quand la question est venue sur la table (on n’a pas commencé par ça, on venait pour aider à l’organisation des Rencontres elles-même), on a découvert qu’il était prévu une simple ligne ADSL Orange, avec une liveboîte, et une distribution d’adresses IP privées.
Tout à notre râlerie, il est sorti dans la discution que France Wireless allait couvrir en wifi le site des nocturnes, comme ils le font parfois avec des installations provisoires (villages de vacances, évennements, etc), et que donc c’était l’occasion rêvée de monter ce dont on a discuté avec eux à plusieurs reprises : un tunnel, sur une liaison ADSL quelconque, permettant d’apporter des adresses IP publiques sur leur réseau Wifi.
En dehors du côté amusant, quel intérêt ? Simplement, ça permet de remplir facilement les obligations légales. Tant que les adresses distribuées sont privées, il faut garder des traces de toutes les connexions entrantes et sortantes, individuellement (telle connexion, vers tel site web, venait de telle adresse privée interne, attribuée à tel compte utilisateur). Ça représente un volume de log colossal, c’est ultra intrusif dans la vie privée des gens (on est obligé de savoir qui est allé sur quel site).
En distribuant des adresses publiques, on n’a pas besoin de conserver autant d’informations, il suffit de garder un trace disant à qui une adresse a été donnée, et à quel moment.
Ça fait plusieurs mois (années ?) qu’on se croise régulièrement, FDN et wireless-fr, et qu’on se dit régulièrement que cette solution n’est pas si compliquée que ça techniquement, qu’elle résoud quelques problèmes, et que financièrement, ça tient debout. Mais on ne l’avait jamais fait.
C’était l’occasion de monter une maquette, grandeur nature, histoire de bien finir de convaincre tout le monde.
Du coup, on a monté rapidement un tunnel reliant, d’un côté un PC derrière la ligne ADSL sur les nocturnes, et de l’autre côté un routeur chez FDN. Histoire de faire propre, on a routé une classe C (256 adresses IP publiques), la même que l’an dernier.
C’est Jean Charles qui a monté ça, au pied levé, sans rien avoir préparé. Chapeau bas.

